L'infiniment grand, l'infiniment petit. Un univers d'illusion condamnée à finir en cendre, sur un parking, sur du béton. C'est l'heure de redescendre, c'est Dieu qui pleure, mais c'est notre jeunesse qui meurt.
C'est Dieu qui crée, mais c'est notre monde qui se détruit. C'est notre temps qui s'efface comme de la craie.
Plus rien ne marche, alors on court...à notre perte. On se retourne une dernière fois. Et on part pour vivre. Mais vivre quoi...
Car il faut bien mourir.
Si vivre se résume à mourir...
Si mourir se résume à vivre...
Même la mort devient l'objet de toutes les convoitises. À l'heure actuelle l'on vit pour rien.
On se lève chaque matin pour étudier. Quand on a fini d'étudier, on se lève pour travailler. Quand on a fini de travailler on se lève pour profiter. Et quand on se lève pour profiter, on meurt.
Qui aujourd'hui peut ne rien faire de sa vie ? Si ce n'est partir à pied un matin et vivre, tout simplement...
On vit dans une société ou pour "vivre" tu dois étudier, et si t'es nul, DEHORS. C'est ça la vie. Pas de place pour les non-conformes.
On gâche notre jeunesse pour pouvoir travailler. On gâche nos belles années pour avoir une bonne retraite. Et quand on arrive à la retraite, seul nos yeux sont restés enfants et rieurs. Mais ils pleurent quand ils pensent à ces soixantes années qui viennent de défiler devant eux. Tout ça pour rien.
On est plus libre. Il faut GAGNER sa vie, à tous les sens du terme. On vit plus.
Je veux pas vivre, je veux faire parti de la vie.
Nan c'est pas utopique. Nan, c'est pas un rêve. Nan c'est pas un façon de me distinguer. J'en ai rien à foutre moi de vos études, de votre futur travail. J'en ai rien à faire, tout ça c'est rien qu'un gâchis mondial. Vivre se résume à s'allonger quelque part et sourire, pour se lever autre part et rire.
Je comprends pas. C'est tout. Je vois pas quel est le but de tout ça. Je ne le verrai jamais, vous me raconterez. Si vous me retrouvez...
Je crois que....[à ta santé]
"Ils naissent un matin et comblent de bonheur
Poussent un premier cri qu'ils pousseront toujours
Qu'ils sont beaux d'innocence et qu'ils sont beaux d'espoir
Qu'ils sont beaux de jeunesse, qu'ils sont tristes d'y croire
Puis comprennent un peu mieux, mieux de jour en jour
Que la vie c'est de vivre, sans jamais voir le jour
Que la vie c'est de vivre, vivre de jour en jour
Que vivre c'est frémir, et frémir à toujours
Ils parlent d'être libres, de fortunes, de pays
de femmes à conquérir, ils parlent de partir
Puis ils parlent d'amour comme on parle d'un rêve
Qu'on fait de jour en jour, jour après jour
Et puis voilà l'amour, et c'est alors qu'on s'aime
Et qu'on va s'inventer qu'on est roi qu'on est reine
On se prend à rêver qu'à deux on est invincible
Quand il n'est plus qu'attendre, à se partager
Alors ils marchent ensemble, en pauvres condamnés
Alors ils rêvent ensemble, de rêves fatigués
Alors ils marchent ensemble, car il faut bien vieillir
Puis ils vieillissent ensemble car il faut bien mourir
Ils meurent au matin, non ce n'est pas le soir
Ils meurent un matin bouffés par leur mémoire
Poussent un dernier cri, avant l'éternité
Car ici respirer rime avec agonie
Quand soudain le néant fait place à l'Infini
Quand enfin le silence nous ramène à la vie
Quand enfin délivrés de la pénitence
Jaillit de l'Imparfait la nouvelle naissance"
(D.Saez)
Je pense pas pouvoir trouver mieux pour exprimer ce que je ressens...cette chanson...colle parfaitement avec ce que je pense, ce que je pensais, et que je penserais toujours.